1er mai : dans l’artisanat, le commerce et les services, préserver un repère collectif essentiel
Dans le prolongement des débats récents sur l’extension du travail le 1er mai, la Fédération CFTC-CSFV réaffirme sa position avec fermeté : le repos du 1er mai n’est pas négociable, que ce soit dans l’artisanat, le commerce ou les services.
Nous avions déjà alerté sur les dangers d’une loi permettant l’ouverture de certains établissements ce jour-là. Ce sujet demeure particulièrement sensible, car il touche à un équilibre fondamental entre les droits des salariés et les réalités économiques des entreprises. Pour autant, aucune considération financière ne peut justifier une remise en cause d’un principe aussi structurant qu’est le 1er mai pour les salariés.
Sous la pression de la CFTC et des autres organisations syndicales, le gouvernement a finalement choisi de ne pas passer en force et de reculer sur ses intentions initiales. Néanmoins, les évolutions récentes confirment la nécessité d’une vigilance accrue des syndicats sur cette garantie sociale qu’est le 1er mai. Car ce n’est pas un jour férié comme les autres. Il est, en France, le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour l’ensemble des salariés, en dehors de situations très strictement encadrées liées à des activités qui ne peuvent être interrompues. Il constitue un acquis social majeur, mais aussi un temps de repos collectif essentiel pour la santé des salariés, leur équilibre de vie personnelle et familiale, et le respect de leur dignité.
Ce jour porte également une dimension particulière : il s’inscrit dans l’histoire des grandes avancées sociales qui ont construit notre modèle et demeure un moment de reconnaissance du travail et de celles et ceux qui le font vivre au quotidien.
Autoriser le travail dans des secteurs qui ne relèvent pas de ces exceptions reviendrait à bafouer ce principe. Ce serait ouvrir une voie dont chacun mesure les conséquences : aujourd’hui des activités ciblées, demain une extension progressive à l’ensemble des secteurs, notamment dans le commerce et les services.
Dans ce contexte, toute évolution du cadre légal doit être abordée avec la plus grande prudence. Le signal envoyé ces derniers jours doit désormais permettre de clore un débat qui n’a pas lieu d’être, visant à remettre en cause un principe aussi fondamental qu’est le 1er mai.
Notre Fédération CFTC-CSFV restera pleinement mobilisée pour défendre, dans l’artisanat comme dans le commerce et les services, le respect de ce temps de repos collectif, essentiel à la santé, à la vie personnelle et aux droits des salariés.
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